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? Quelle mouche pique le régime algérien

azulpress // Brahim ZAIM

Le régime algérien ne cesse d’exhiber son aversion gratuite et injustifiée envers le Maroc alors que ce dernier était toujours aux côtés de l’Algérie, notamment dans le processus du recouvrement de son indépendance. Un bref aperçu historique démontre la solidarité soutenue du Maroc à l’égard de son voisin de l’Est. En effet, après l’indépendance du royaume en 1956, le Roi Mohammed V a préféré manifester son soutien à l’Algérie au détriment des intérêts économiques et stratégiques du pays. La France voyait du mauvais œil la solidarité marocaine avec l’Algérie empêtrée à l’époque dans la guerre d’indépendance. Par conséquent, Paris a suspendu l’aide financière en faveur de Rabat à la suite de l’accueil par Mohamed V de la délégation du Front de libération nationale (FLN), présidée par Ben Bella.

Sous le règne de Hassan II, l’Algérie a obtenu de l’aide militaire afin d’aider le FLNà se soustraire du joug colonial français. Les partis politiques, dont l’Istiqlal et le mouvement populaire, se sont engagé dans cet élan vital de solidarité en recrutant des volontaires pour agrandir les rangs du mouvement de libération. De plus, le peuple marocain demeure depuis toujours solidaire avec son homologue algérien.

Malgré ces sentiments nobles de la part de toutes les composantes du Royaume, le régime actuel au pouvoir en Algérie avance masqué comme un zombie, sans aucune vision prometteuse pour l’avenir, tout en faisant fi des faits historiques qui prouvent incontestablement l’attachement du Royaume chérifien au lien sacré de fraternité et de voisinage. Au regard del’histoire séculaire entre les deux pays frontaliers, et compte tenu de la valeur de l’aide marocaine envers Alger dans le contexte dela guerre d’indépendance, l’Algérie est censéeentretenir d’excellentes relation avec le Maroc au lieu de choisir la rupture. Au nom de la communauté du destin et l’unité de l’appartenance géographique et civilisationnelle, Alger est supposéecesser de soutenir la république factice du Polisario. Il est devenu évident de nos jours que le régime algérien y est pour beaucoup dans le blocage que connait le dossier du Sahara marocain. Car la proposition marocaine d’accorder un statut d’autonomie avancée aux provinces du Sud a été saluée par la communauté internationale. L’ONU estime que ce plan d’autonomie est réaliste et crédible.

Il faut souligner que le Maroc a enregistré des avancées remarquables dans le processus de résolution de ce litige injustifié. la place du Maroc sur l’échiquier continental et international est devenue enviable grâce à la stratégie d’ouverture et de diplomatie rationnelle adoptée par le Roi Mohamed VI. Cette attitude visionnairedu monarque contraste proportionnellement avec l’aveuglement et la surenchère du régime algérien. Ce dernier privilégie à tort les calculs mesquins d’expansionnisme au détriment de la coopération transfrontalière et régionale. Le régime se comporte commeun adolescent en pleine crise de l’âge ingrat.

Certains médias algériens se mettent de la partie en suivant aveuglément les directives des Généraux à l’esprit sénile et revanchard. Ils véhiculent des faussetés au mépris des contribuables algériens qui reçoivent un service télévisuel de piètre qualité, dénué du sérieux et de crédibilité. Certains se permettent des comparaisons bancales entre l’économie algérienne et l’économie marocaine en se pavanant de la manne des hydrocarbures. Or, les conditions de vie déplorables du peuple algérien sont disproportionnées eu égard aux richesses naturelles du pays. Pire encore, la banque mondiale rappelle que l’industrie des hydrocarbures en Algérie connait un déclin structurel depuis 2019. En revanche, le Maroc parie sur la diversification de son économie en stimulant les investissements dans le secteur privé à travers la mise en placed’un environnement fiscal susceptible d’attirer des investisseurs étrangers. Il se positionne sur des créneaux tel que les ressources renouvelables et la coopération avec le continent africain en matière de télécommunication et des services bancaires entre autres. Il semble patent que l’économie marocaine est mieux protégée que celle de l’Algérie face aux aléas et aux crises.

Nul n’est plus aveugle que celui qui ne voit pas dans le règlement du conflit du Sahara une fenêtre d’opportunité pour l’essor économique de la région et la lutte efficace contre des fléaux qui y sévissent, soit l’immigration clandestine et le trafic de drogue. Le régime algérien est appelé plus que jamais àfaire une cure pour extraire de son cœur le ressentiment envers le Maroc afin d’ouvrir une nouvelle page historique susceptible d’apporter la prospérité et la paix dans la région.