Portrait d’Agadir: Addi Chagiri, le mentor viscéral

Saoudi El Amalki

Originaire de la région du Sud-Est marocain, plus précisément de Tinghir, Addi Chagiri en hérite les vertus de l’humanisme, dans tous ses éclats. Lauréat de l’Ecole Mohammedia des Ingénieurs, à l’ère dorée du parcours de la vie estudiantine, il menait une carrière de haute chevalerie et d’immense décence, au service de la Nation.

Durant ce long trajet empreint de probité et de droiture, de bout en bout, il faisait montre de magnitude et de rectitude, au point de forcer la considération de tout son entourage.

Bien tôt, Addi Chagiri entamait une cavalcade partisane, dans une prestance plutôt éprise de noblesse, loin de toute médiocratie basse d’attitude et d’acte politique.

Après un laps de temps marqué de platitude, au sein d’une entité «rétrograde», il atterrissait, avec conviction et persuasion, dans une école progressiste du mouvement national où il fondait l’une des organisations régionales les plus prisées, en matière de rigueur et d’abnégation, en dépit de tout genre de pression et d’intimidation auquel les adhérents sont soumis au quotidien.

Il s’y est farouchement opposé pour imprégner à ses condisciples, un modèle de militance des plus mirobolants en termes de valeurs et de normes, à tel point que désormais, il suscite l’estime manifeste de l’élite et la confiance totale de la population qui le hisse à l’apogée de la hiérarchie politique de la région.

Sans relâche ni dérobade, Addi Chagiri continue à prêcher la manière noble et la pensée chaste tout en s’attelant à pérenniser ces idéaux au cœur de la communauté des Aït Atta, connus pour leur héroïsme et leur vaillance face aux injustices et aux despotismes, à travers leur existence.

Au fil temps, il s’érige en mentor avéré et interlocuteur incontournable dans la région, par le biais duquel tous les accords inter-partis se fluidifient, pour le bien-être et le vivre-ensemble de la société, grâce à son charisme et sa maestria qui font de lui une personnalité de consensus hors pair.

En tant que député, il met aussi tout son savoir-faire au profit de l’hémicycle, sans pour autant se montrer ni réducteur ni dogmatique, mais il est perpétuellement intransigeant et ferme sur les principes suprêmes de la patrie pour lesquels il consacre sa générosité sans limite.

Il n’en serait satisfait que s’il était conscient de l’efficience de son effort, à la perfection, comme dit Jean Paul Sartre, dans le fameux essai philosophique : l’existentialisme est un humanisme, « L’homme n’est rien d’autre que son projet, il n’existe que s’il se réalise, il n’est donc rien d’autre que l’ensemble de ses actes, rien d’autre que sa vie ! ».

Celle de Addi Chagiri n’est autre que celle des gens du douar, de la montagne, du val, de la gorge et au bonheur desquels il ne cesse de s’investir, corps et âme.

Il agit pour servir autrui, milite pour faire éclore la magnanimité, la justice, la liberté, la prospérité des déshérités et vit pour satisfaire sa raison d’être !

En guise de compliments pour tout ce qu’il fait de bien à l’humanité, on n’aura que ce bel alexandrin du poème, « L’albatros » du recueil, « Fleurs du mal » de Charles Baudelaire, à lui dédier :

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.


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