l’Association de l’Université d’Eté : des solutions efficientes et pratique

Mohamed Sguenfle*//

« les dix sessions précédentes : la culture populaire (1980), la culture amazighe (1991), l’enseignement de la langue amazighe (1999), l’Histoire des Imazighen (2000) et l’officialisation de l’Amazighe (2012).

 La 11ème session n’enfreint pas  la règle et traitera un des dossiers épineux et d’actualité, celui de la territorialisation. »

Depuis sa création en 1979, l’Association de l’Université d’Eté (AUE) se vouait à la défense de la langue et  la culture amazighe. L’AUE est un socle sur lequel ont fleuri  un ensemble de concepts qui ont  marqué le champ culturel amazighe au niveau national, voire international. C’est un lieu de rencontre où règne une véritable osmose entre l’acteur associatif et l’acteur académique. Les diverses sessions organisées par l’association ont vu participer des chercheurs de renommée, des acteurs associatifs et d’autres d’obédience politique, nationaux et internationaux. Chaque session était un lieu de débat fructueux et l’on constate, à travers les dix sessions précédentes, une certaine progression dans les thématiques traitées ; laquelle progression s’explique essentiellement par des considérations contextuelles : la culture populaire (1980), la culture amazighe (1991), l’enseignement de la langue amazighe (1999), l’Histoire des Imazighen (2000) et l’officialisation de l’Amazighe (2012). La 11ème session n’enfreint pas  la règle et traitera un des dossiers épineux et d’actualité, celui de la territorialisation.

Force est de constater, cependant, que la situation actuelle nous impose d’approcher les questions liées à l’amazighité avec un nouveau regard, de procéder autrement qu’il y avait dix ou vingt ans. Changement de contexte impose changement d’approche. Des questions restent toujours suspendues suite à une politique gouvernementale marquée par la négligence et le manque de lucidité (la loi organique relative à l’officialisation de l’Amazighe), d’autres nous  interpellent notamment la question relative à la gestion de l’enseignement de l’Amazighe qui connait beaucoup d’entraves dont la dernière proposition du Conseil Supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche Scientifique qui aurait proposé de limiter cet enseignement aux classes scolaires primaires ; ce qui voudrait dire qu’il n’y aurait pas de séances de langue amazighe au niveau du collège et du lycée. Enfin,  la gestion du champ médiatique requiert aussi un effort critique et constructif afin de promouvoir la langue et la culture amazighes dans les médias publics et privés. Toutes ces questions nécessitent veille stratégique, réflexion mûre et commune ainsi que planification raisonnée en vue de trouver des solutions efficientes et pratiques.

*الرئيس الحالي للجامعة الصيفية


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