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Dessalement : Le rédempteur du Sud

les projets de dessalement qui pourraient sauver le Maroc

Lahoucine OUBLIH

Le dessalement de l’eau de mer s’avère désormais une nécessité, pour remédier aux anomalies causées par le stress hydrique chronique que connaît le Maroc, et plus précisément les régions du sud.

Aujourd’hui, cinq projets sont lancés au niveau du Grand Casablanca, Grand Agadir, l’Oriental, Laâyoune et Dakhla, ces deux derniers vont sauver les régions du sud, qui souffrent plus que jamais de la sécheresse et de la pénurie d’eau.

Le dessalement de l’eau de mer s’avère désormais une nécessité, pour remédier aux anomalies causées par le stress hydrique chronique que connaît le Maroc

Laâyoune s’apprête à s’offrir une nouvelle plateforme, qui n’est qu’une extension de la station déjà mise en service. Cette station, qui devrait permettre de satisfaire graduellement les besoins en eau potable de Laâyoune et de ses régions proches, s’assoie sur une batterie de chiffres signifiants : La station est réalisée pour un investissement de 670 millions de dirhams, avec une capacité de production de 26.000 m3/jour, qui vont s’ajouter aux 26.000 m3/j de la première station et aux 10.000 m3/j d’eaux souterraines, soit une capacité de production de 62.000 m3/j.

Pour ce qui est de la station de Dakhla, qui est conçue pour servir de base d’énergie propre pour l’irrigation en plein désert, le défi est d’édifier une plateforme alimentée exclusivement par une énergie propre et dédiée à l’agriculture dans un milieu désertique. Le projet est sur les rails, après la signature à Dakhla en juin dernier, d’un mémorandum d’entente et des conventions de partenariat entre les secteurs public et privé. Cette structure assurera l’approvisionnement en eau d’irrigation pour quelque 5.000 hectares, ainsi qu’en eau potable pour la ville de Dakhla et ses environs à savoir, Bir Anzarane et le nouveau port Atlantique de Dakhla.

cinq projets sont lancés au niveau du Grand Casablanca, Grand Agadir, l’Oriental, Laâyoune et Dakhla

La principale particularité de cette plateforme est qu’elle opérera à base d’énergie propre. Un parc éolien sera développé pour répondre aux besoins en énergie électrique de l’unité de dessalement.

Parlons en chiffres : La capacité de production d’eau dessalée est estimée à 37 millions de m3 par an. Le coût de l’infrastructure est estimé à environ 2 milliards de dirhams.

La situation hydrique au sud est vraiment inquiétante, elle s’aggrave de plus en plus prenant en considération la faible pluviométrie enregistrée tout au long de ces dernières années et le changement climatique, qui augure de plus d’années de disette.

Face à cette situation, de nombreuses mesures d’urgence s’imposent, à commencer par le transfert de d’eau depuis les Barrages voisins pour assurer le maintien de l’approvisionnement en eau potable des zones sinistrées.

Mais, l’exploit demeure en l’accélération de la mise en place des stations de dessalement d’eau de mer dans les zones du sud

Ces efforts demeureront vains, le manque en eau étant structurel, si la vigilance de tous n’est pas de mise et si l’eau n’est pas utilisée de manière rationnelle et optimale. A bon entendeur.

 

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