ABDELLATIF OUAHBI S’EXPLIQUE LORS DE SON INTERVIEW ACCORDÉE À LA MAP

Mohamed Laghouizi

Les polémiques qui ont soulevé le ministre de la justice, Abdellatif Ouahbi, suite à l’examen pour exercer la profession d’avocat, ont-elles enfin trouvé leurs explications aujourd’hui lors de son interview accordée à la MAP.

Un entretien exclusif durant lequel le ministre n’a pas caché sa déception à l’égard de l’opinion publique ainsi que d’autres parties gouvernementales, surtout au niveau de la politique de la réforme de la justice qu’il compte faire.

A cet effet, les réponses du ministre se sont focalisées sur des points très sensibles à savoir en premier lieu le statut de la femme au Maroc. Ainsi, selon le ministre, la position actuelle de la femme au Maroc n’est pas encore au niveau du rôle attendu d’elle pour une large contribution dans le développement économique, social et politique.

A ce titre, la proposition d’accorder le droit à la femme d’exercer le métier de l’Adoul a été vivement critiquée au sein du parlement mais que le ministre défend avec ardeur, partant du fait que la femme est en position de droit d’exercer n’importe quelle profession et que la proposition en question datait du temps de l’ex-ministre de la justice Mohammed Oujar. Toujours en relation avec ce sujet, Abdellatif Ouhabi a rappelé qu’une Fetwa a été présentée par le conseil des Oulamas à Sa Majesté qui a chargé le ministre de la justice de l’étudier avec le Conseil des ministres en 2018.

Ainsi, le projet d’une réévaluation du statut de la femme marocaine est indispensable pour une meilleure croissance économique d’une part et un enrichissement des valeurs civiques d’une autre part, a-t-il réaffirmé.

L’autre question soulevée durant cet entretien est l’affaire des résultats de l’examen pour l’exercice du métier d’avocat et à cet égard, le ministre a cité comme exemple le candidat qui a prétendu être admis et qu’on a remplacé par un autre, montrant la copie de l’examen de ce dernier et celle de son substitut. Un constat a été fait à ce sujet et qui prouve que le candidat en question a modifié le numéro de sa carte d’identité pour une deuxième inscription. Le ministre a expliqué les conditions dans lesquelles cet examen s’est déroulé et qui ne laissaient désormais aucune possibilité de fraude ou de manipulation quelconque.

L’affaire de la réglementation fiscale de la profession des avocats, fut aussi évoquée durant cet entretien et selon le ministre, une entente a eu lieu après deux jours de dialogue et de débats avec les barreaux, bâtonniers et avocats de différentes villes du royaume.

Le dernier volet de cet entretien fut la réforme du code pénal marocain et qui pour le ministre nécessite une mise à jour, compte tenu des changements sociétaux et de la nature des crimes à notre époque. Dès lors, des rectifications au niveau des articles s’avèrent indispensables si on veut toutefois moderniser les processus de la justice et garantir, son autonomie et son bon fonctionnement d’une part et son équité d’une autre part, a-t-il souligné.

M.L.


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