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A vrai dire : Les exigences de l’Etat social

Saoudi El Amalki

L’actuel Ex١écutif ne cesse de brandir le slogan de «l’Etat social» quoique la fibre libérale dont il s’incarne incite à affirmer qu’il n’en serait nullement compatible. A coup sûr, il est bien prématuré de juger l’aspect concret de l’intention formulée au lendemain de son installation. Mais, toujours est-il que comme disait l’adage populaire de chez nous : « Le dîner réussi est ressenti par son odeur, dès le début de l’après-midi! », ses premiers prémices semblent tâtonner. Il est bien clair que « l’Etat social » qu’il arbore à qui veut l’entendre est confronté d’emblée à des irritations massives de la rue, suite à ses mesures butantes, mises à contribution. En fait, ce n’est pas du tout fortuit qu’on se manifeste dans les artères des villes, pour des sorties de plaisir. Si on fait appel aux émeutes publiques, c’est qu’il y a bel et bien, malaise dans la société qu’il va devoir s’y pencher de manière prompte et agissante. « L’Etat social », c’est avant tout, retenir le pouls des couches sociales dans leur diversité humaine et territoriale. Or, les attentes non assouvies sont telles que les ripostes protestataires ne se font pas attendre, un peu partout dans le lieux publics du royaume. Ainsi, les approches échappatoires ou encore les satisfécits démesurés, sous prétexte qu’on jouit de la supériorité numérique dans les institutions électives, ne feraient qu’appesantir un état social, placé sur le brasier. Il importerait également de dire que « l’Etat social » et organiquement lié à « l’Etat démocratique », dans la mesure où on ne saurait exaucer l’un aux dépens de l’autre puisqu’ils vont de pair. Au fait, le satiété en pain dépendra de celle de la décence sous ses multiples formes, dans une Nation en émergence. Le tribun socialiste français Jean Jaurès disait un jour, à ce propos : « L’Etat social favorise et augmente la liberté ! ». C’est dire à quel point la mission du gouvernement n’est pas de tout repos, étant donné que ni sa substance libérale, ni sa prédisposition technocratique, ni sa pénurie politique, encore moins sa carence expérimentale, ne sont à même d’asseoir délicatement les mécanismes appropriés. Notre pays s’ébat dans un contexte crucial, impacté par une crise virale ravageuse et, de ce fait, affecté par la cherté du coût de la vie, de plus en plus, sévissante et miné jour pour jour, par l’atrocité de l’opacité de l’avenir, frôlant le désespoir total en le sort de la progéniture. Le comble dans ce fait gravissime, c’est que ces soulèvements massifs ne sont nullement encadrés par des forces politiques ni syndicales. Ce qui aggraverait les confrontations directes à dimension musclée, entre les citoyens et les services d’ordre. « L’Etat social » que prône le gouvernement actuel n’est pas des propos creux, mais un système complémentaire et globalisant incluant des réformes sociales et économiques, lequel système engloberait d’une vision globale, « l’Etat démocratique », de nature à solidifier les contenus de la loi suprême, élargir les espaces des libertés, surseoir la prospérité et la dignité des populations, maintenir la sécurité et la stabilité durables et renforcer le rôle des acteurs politiques…Voilà ce à quoi devra s’atteler l’Exécutif qui prétend flagorner en son éventail de propagande le slogan « L’Etat social » !

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